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mercredi 29 mai 2013

Europe : il y a 8 ans, nous étions les 54,87 %...


 
C'était il y a tout pile huit ans : les Français rejetaient le projet de traité constitutionnel européen (TCE) à une imposante majorité. Une majorité qui faisait la différence, très nettement, avec le « oui » récolté timidement en 1992 par le traité de Maastricht (51,04%).
 
 
 
 
 
Au soir du 29 mai 2005, Nicolas Sarkozy, alors patron de l'UMP, considérait ce vote comme un appel à « des remises en cause profondes, rapides, vigoureuses ». Il fallait selon lui « fonder un nouvel espoir ».
 
Deux ans après, devenu président de la République, il signait puis faisait ratifier par le Parlement le traité de Lisbonne, copie conforme du TCE. Il est vrai que pendant sa campagne, Sarkozy n'avait pas caché son intention de faire au peuple français le geste que font désormais les Grecs aux Allemands et les Allemands aux Grecs :
 
"Fraude dans la famille de l'Euro" :
une de l'hebdomadaire allemand Focus, février 2010

 
Sarkozy et ses proches expliquèrent à l'époque que le scrutin présidentiel français était une sorte de « revote », annulant le référendum du 29 mai 2005. De fait, il est devenu habituel que les peuples d'Europe « revotent ».

Parmi nos « cosociétaires », selon la charmante expression de Daniel Cohn Bendit (pauvre Cohn...), d'autres se sont parfois, hasardés à dire « non ». Comme les Néerlandais, par exemple, qui rejetèrent le projet de TCE à 61,54 % en 2005.
 
Enfin, il y a ceux qui ne se contentent pas de revoter, mais qui « rererevotent », parce qu'ils sont un peu bouchés et qu'ils ne comprennent pas trop ce qu'on attend d'eux. Ainsi, les Irlandais ont d'abord rejeté le traité de Nice à 54 % en 2001, pour l'approuver lors d'un second vote en 2002. Quant au traité de Lisbonne, ils le rejetèrent à 53,4 % en 2008 avant qu'un « rererevote » ne les conduise à l'approuver en 2009. A une large majorité cette fois (67%) : comme quoi, quand on leur explique longtemps...
 
La Commission européenne, elle, ne manque pas de sens de l'à propos. Elle célèbre à sa façon la victoire du « non » de mai 2005 en adressant à la France la liste des contreparties au délai de deux ans accordé pour ramener le déficit sous les barre des 3 %. La liste de courses de Bruxelles est consultable ici.
 
 

Lire et relire sur L'arène nue :
"Les Français ont été les cocus de l'Europe", entretien avec JM Quatrepoint CLICK
Europe : est-ce vraiment l'Allemagne qui paie ? CLACK
J'ai lu un édito eurosceptique dans Le Monde CLONCK
Faut-il en finir avec l'Europe  CLOUCK