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lundi 6 juillet 2015

Refuser de payer pour les Grecs ? On a bien payé pour l'Allemagne....






« Nous ne voulons pas payer pour les Grecs ! ». Après la brillante victoire remportée par Alexis Tsipras hier soir, les obsédés du porte-monnaie sont de retour, et ils sont bien décidés à se faire entendre. 

Au lieu de saluer le courage, l'aplomb, le talent de cet homme de 40 ans que l'on disait pourtant inexpérimenté, au lieu de se réjouir du retour de la démocratie et de l'espérance qui se présentent à nouveau, main dans la main, sur le seuil de la vieille Europe et qu'ils ne savent pas reconnaître tant il y a longtemps qu'on ne les avait vues, au lieu de remercier les Grecs d'avoir parcouru seuls, depuis six longs moins, un chemin de ronces qu'ils ont défriché pour nous tous, les « près-de-leurs-sous » préfèrent se demander si et quand ils paieront. Et surtout, combien : 650 € par Français ? 780 € ? 1128 € ? Qui dit mieux ? Et pourquoi pas 1128,76 € ? Après tout, plus il y a de chiffres après la virgule, plus ça fait sérieux....

Comment ne réalisent-ils pas, tous ces forts en calcul, que s'ils paient un jour, ce ne sera pas pour les Grecs mais pour une poignée de grandes banques, vers les poches desquelles la Grèce a surtout servi d’entonnoir, notamment en 2010 ? Comment ne voient-ils pas que, plus que la Grèce, ce sont des politiques européennes stupides qui nous coûtent cher, en nous condamnant pour des lustres à une croissance nulle ? Comment ne s'aperçoivent-ils pas que cette panade économique est nuisible à tout le monde : aux Français, aux Grecs, aux Espagnols, aux Italiens …. aux Allemands

Pourquoi n'ont-ils rien dit, enfin, quand nous payions pour l'Allemagne ? Peut-être n'ont-ils rien vu alors ? Peut-être ont-ils oublié ? Il faut dire que ça date d'il y a 25 ans. On va donc leur rappeler. 

Nous sommes au début des années 1990 et l'Allemagne se réunifie. Elle fait pour cela de gros efforts. De très lourds transferts budgétaires (environ 1300 milliards d'euros) sont effectués, un impôt spécial est mis en place, le Soli. Le processus de réunification, cependant, n'a pas que des inconvénients. Il a quelques retombées économiques positives en l’Allemagne, cependant que les pays riverains n’héritent quant à eux que des effets négatifs. La chute du mur, par exemple, génère une hausse de la demande intérieure du pays. De celle, d’abord, des consommateurs est-Allemands, favorisée par le taux de conversion de « un pour un » (un Ostmark pour un Deutschemark) choisi par le chancelier Kohl. De la demande, ensuite, liée aux investissements publics indispensables pour remettre à niveau l’ancienne RDA. 

Problème : ce processus de hausse de la consommation est inflationniste, le comble de l’horreur pour un pays qui en a la phobie. Immédiatement, la Bundesbank prend des mesures pour enrayer le phénomène. Elle fait grimper ses taux pour éviter la surchauffe de l'économie. 

C'est là que les choses se compliquent pour le reste de l’Europe. Celle-ci, pour sa part, se trouve dans une situation exactement inverse : son activité ralentit,  l'inflation y est faible. La dernière chose dont elle ait besoin est une hausse des taux. Hélas, la marche à l’euro a déjà débuté, et nécessite que les monnaies restent soudées les unes aux autres, ou, plutôt, que toutes restent arrimées au Deutschemark. Qu’à cela ne tienne : les Européens, France en tête, s’alignent sur l’Allemagne. Leurs taux d’intérêt grimpent, provocant un résultat sans appel. Le continent s’enfonce dans la crise. Au dernier trimestre 1992 et au premier trimestre 1993, en France, la récession fait son retour pour la première fois depuis 1975. C'est là la rançon, pour les partenaires de l’Allemagne, de l’unification de celle-ci.  

Pour finir, une fois n'est pas coutume, laissons le mot de la fin à.... Jacques Attali. Sur son blog, il écrivait en 2009 : 

« Il faut dire à l'Allemagne quelques vérités, au nom de l'avenir de l'Europe (…) La réunification a été payée non par les Allemands, mais par leurs partenaires, en raison de la parité choisie entre les deux marks, qui a conduit à un énorme transfert de richesses des autres pays européens vers la nouvelle Allemagne. Enfin, l'euro n'est pas le produit de la réunification ; il est le dernier héritage de la dynamique européenne précédente. Tout ce qui a suivi peut se lire comme le résultat d'une stratégie allemande entêtée de dissolution de l'union dans un ensemble flou, avec un nombre de pays membres de plus en plus élevé et des institutions de plus en plus faibles, autour d'un mark renommé euro et avec des relations internationales de plus en plus tournées vers l'Est. Une Allemagne de moins en moins bavaroise et de plus en plus prussienne. Une Allemagne qu'une crise économique devenant plus sévère pourrait conduire au protectionnisme, au nationalisme ». 

Précisément, nous en sommes là. 



23 commentaires:

  1. « Qu’à cela ne tienne : les Européens, France en tête, s’alignent sur l’Allemagne. Leurs taux d’intérêt grimpent, provocant un résultat sans appel. Le continent s’enfonce dans la crise. Au dernier trimestre 1992 et au premier trimestre 1993, en France, la récession fait son retour pour la première fois depuis 1975. »

    Intéressant. Je ne connaissais pas cette origine de la récession de 1993 (qui nous a amené Balladur et Sarkozy...). Avez-vous des sources à ce sujet ?

    Merci

    Antoine.

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  2. Le gros souci c'est que toutes ces vérités sont absentes des grands médias qui presque unanimement MENTENT sur l'origine des crises successives que pas seulement la Grèce subissent.
    Il y a un réel problème avec les médias qui sont devenus les nouveaux " bourreurs de crane" de ce 21eme siècle.

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  3. Merci d'avoir rappelé ces vérités.
    Après cela on comprend mieux pourquoi on enseigne si peu l'histoire économique et pourquoi PN nous tourne en permanence vers une économie "mathématique" mais privée de sens.
    Bon courage pour la suite.
    Jdm

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  4. @Coralie Delaume,
    sans remonter à la préhistoire, le grand tube des années 20 en France s'appelait "l'Allemagne paiera". Evidemment, celle-ci a tout fait pour échapper aux réparations de guerre, y compris organiser sa propre faillite en 1923 avec ce fameux épisode de l'hyper-inflation dont on nous rebat encore et toujours les oreilles. En représailles, les Français ont fini par occuper la Ruhr...
    Idem après la deuxième guerre mondiale, avec un DEUXIEME épisode hyper-inflationniste de 1948, celui qui mit fin au reichmark et qui donna naissance au nouveau mark, avec un "hair-cut" assez radical, en tout cas, bien plus que celui que les Grecs ont subi il y a 3 ans déjà... Afin d'éviter que la RFA naissante ne tombe dans l'escarcelle russe, on décida en 1953 d'effacer la dette allemande...Ce qui profita allègrement à ce pays, qui nous rattrapa en l'espace de 20 ans.
    Comme quoi, quand on veut, on peut, y compris quand il s'agit de ménager un pays qui a provoqué par son entêtement 3 guerres contre les Français, dont deux guerres mondiales...

    CVT

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    1. sauf que les pays "alliés" étaient quasiment forcés d'acheter du "made in germany" pour faire repartir l'économie allemande

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  5. Je crois que personne ne veut la "mort" de la Grèce mais qu'ils fassent réellement les réformes indispensable . Ces réformes ont été promises il y a 5 ans et RIEN n'avance , cadastre-TVA-Armateurs-Eglise-... . L'argument "Le peuple a démocratiquement voté contre l'austérité" peut être retourné " les peuples ont démocratiquement votés contre la poursuite de l'aide à un pays incapable de se réformer"
    Appliquons la technique proposée par DSK ---> "La Grèce ne doit plus s'inquiéter de sa dette pendant 2 ans , le BCE la refinancera et ne demandera aucun intérêt pendant cette période MAIS , contre partie le Grèce n'aura plus d'aide du FMI ou de la BCE elle devra vivre des revenus qu'elle génère et ainsi faire finalement les réformes"
    Il est si facile de réduire les retraites mais s'attaquer aux gros fraudeurs voila qui est beaucoup plus difficile et risqué , réduire le poids d'une administration "folle" , réformer une administration fiscale mafieuse est plus compliqué
    La remarques des connaisseurs de la Grèce disant " il ne sert à rien d'augmenter le TVA , il faut d'abord la collecter " devrait éclairer la lanterne de pas mal de "naïfs"

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  6. Pourquoi s'entêter, il n'y aura jamais d"Union Européenne" au sens d'une structure regroupant des états ayant un avenir commun. Nous n'avons toujours qu'un ensemble de pays socialement, culturellement, fiscalement et linguistiquement différents et voulant le rester, chapeautés économiquement et financièrement par des institutions de plus en plus sourdes et tyranniques.
    Pourquoi s'obstiner, nous n'avons rien de bon à attendre de tout cela. En tout état de cause, je pense que Mme Merckel ne cherche que la meilleure façon de quitter l'Euro ou de le détruire, sans paraître porter le chapeau.

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  7. si la gréce à payé la dette de l'allemagne pourquoi l'allemagne ne fait pas pareil comme quoi quand on veut on peut

    evelynehennebert

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  8. Merci Coralie pour ce magnifique article. Pour moi qui ait suivi l'après guerre, je le trouve rafraîchissant et très juste.
    Mais sur les médias les plus écoutés ou lus ou vus, c'est un autre son de cloche. Le mensonge y règne en maître.

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  9. J'espère qu'il n'y aura pas doublon avec mon commentaire précédent....Sinon excusez-moi.

    Très bel article. En effet, le passé est parfois très intéressant à être revisité et le rappel d'une analyse de Jacques Attali vient éclairer la chronique de l'auteure du blog.

    En 1953, les Américains ont effacé la dette de guerre de l'Allemagne (les deux guerres mondiales), qui s'élevait à 2 200 milliards d'euros, en échange bien sûr d'un cahier des charges sur mesure pour les Américains. Les Grecs ont cependant été les plus sévèrement pénalisés par cette soudaine générosité venue d'outre Atlantique. C'est curieux que ce "détail" de l'Histoire n'est jamais rappelé dans la presse généraliste, peu importe qu'elle soit française ou européenne.

    Sinon, plus récemment, les Allemands (Frau Merkel) ont copieusement torpillé le projet européen du gazoduc (Nabuccho - South Stream) qui aurait bénéficié à toute l'Europe de l'Ouest.
    De guerre lasse, ou pas (?), le projet a été rapidement enterré alors que parallèlement l'Allemagne finançait les travaux du gazoduc North Stream au départ de la Baltique, qui alimente en gaz la seule Allemagne.
    Un petit saut en 1923 pour rappeler les non moins glorieux accords de Rapallo alors que l'Allemagne était toujours notre sympathique alliée. La suite tout le monde connaît.

    Ah, elle est belle l'Union !

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    1. Sauf que l'Allemagne était occupée et a du appliquer à la lettre ce que ses créanciers lui ont imposé après guerre, no free lunch:

      But due to failed implementation, frequent renegotiation, and sufficiently poor governance at the local level not nearly enough of this has yet been achieved. As a result, debt forgiveness is also not yet feasible. So it is not that Greece has suffered as Germany suffered and thus deserves jubilee; it is that Greece refuses to take the path that Germany took but insists on debt forgiveness anyway. Reciprocity cuts more than one way.

      http://duckofminerva.com/2015/07/27220.html

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    2. No free lunch ?!
      Ben voyons.....un effacement des dettes de guerre à hauteur de 2 200 milliards d'euros a dû être une mesure "épouvantable à accepter" par un état occupé. Plus sérieusement :

      A la fin de la seconde guerre mondiale, les Américains qui en avaient marre d'envoyer leurs GI venir se faire casser la pipe chez nous et pour nous, considéraient que l'existence même des Nations en Europe engendraient la guerre, et avec l'assistance de Jean Monnet et Robert Schumann notamment, lesquels étaient des agents qui travaillaient pour les services américains - ce qui est devenu une certitude depuis la déclassification des dossiers secrets défense du département américain au début des années 2000 - ont orchestré la construction d'une Europe fédérale, et non pas confédérale.

      En cette circonstance, au début des années 50, les Allemands ont refondu une "loi fondamentale" inspirée de la première, mais en partie seulement car la situation avait changé. Et voilà comment sur un coup de génie, l'Allemagne a repris la main.
      Une disposition très particulière de cette loi donne un droit propre au Bundestag composé d'une Chambre Haute (qui représente les états fédérés) et d'une Chambre Basse (qui représente le peuple).
      Ce droit propre n'appartient qu'à lui et lui donne la capacité d'éliminer toute disposition contraire au bon fonctionnement de la "démocratie allemande", laquelle est supérieure à la démocratie européenne, parce qu'il y a un peuple allemand alors qu'il n'y a pas de peuple européen.
      Dans un groupe d'états qui sont liés par les mêmes traités, quand un seul de ces états peut se délier du lien qui est commun à tous, évidemment il est maître du jeu. Ca s'appelle un empire. Nous sommes dans le IVè Reich. C'est tout à fait clair mais il n'empêche que ce système n'est pas viable.

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    3. " ont orchestré la construction d'une Europe fédérale"

      Ah bon, on a une Europe fédérale ? Tu fumes quelle marque de moquette, ça m'intéresse.

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    4. Madame ou Monsieur. Ressortir des mots (ou des chiffres) de leur contexte leur enlève tout sens, mais votre réflexion suivante est affligeante et particulièrement réductrice à toute idée de débat.

      Bien évidemment qu'en mai 1950, la déclaration Schumann (pondue par Monnet) concernait, entre autres, la perspective d'une "fédération européenne".

      Mais depuis l'Europe est aux prises avec ses démons. La polémique stérile animée entre fédéralisme et confédéralisme est un faux dilemme qui ne sert que les seuls intérêts des élites européennes, lesquelles piétinent avec un mépris et un cynisme hallucinants les citoyens de leurs pays. Aujourd'hui la construction européenne est un système hybride qui s'est emballé et que plus personne ne maîtrise (ni fédération ni confédération).

      Pour paraphraser Romain Gary : « Les marionnettes de l’Europe puissance peuvent continuer à s’agiter : elles ne font pas l’Histoire, elle font des histoires ».
      En conséquence, on ne peut qu'honorer les dispositions prises par les responsables Grecs. Ils ont au moins le mérite d'avoir essayé.

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  10. Merci pour cet article très intéressant et très juste.
    J'ajouterai que l'Allemagne est aussi la cause de frais pour l'UE à l'heure actuelle, notamment eu égard aux déchets chimiques et tout le bazar.

    Ce qui se joue aujourd'hui est un tournant pour l'UE je pense: infléchir sa politique d'austérité et réinsuffler un espoir et une dynamique aux peuples européens ou rester intransigeante et finir à terme par imploser.

    Tsipras doit gagner du temps, il doit tenir au moins jusqu'à l'automne et aux élections en Espagne et au Portugal pour qu'un véritable front anti-austérité se mette en place.

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    1. A dessein, les Américains se sont reposés principalement sur l'Allemagne.
      Walter Hallstein, officier nazi arrêté à la fin de la seconde guerre mondiale après bataille de Cherbourg, fut repris et recyclé par les autorités américaines pour détruire les nations européennes et les placer sous l'autorité d'un empire dictatorial.
      On retrouve Hallstein dans l'entourage de Adenauer en 1951 dont il devient le secrétaire d'état aux affaires étrangères, pour que soit créée une Europe économique mais pas politique. Voilà qui explique aussi que l'Allemagne n'a pas été prise au piège du fédéralisme.

      En revanche, les Américains ont su se montrer magnanimes avec l'Allemagne dont ils ont effacé au début des années 50, deux mille deux cent milliards d'euros (2 200 000 000 000) de dettes liées aux deux guerres mondiales perdues. Le général de Gaulle qui connaissait bien Walter Hallstein s'était opposé à ce plan, sans succès.

      Voilà où cette chorégraphie géopolitique nous a menés aujourd'hui.

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  11. Je vous mets le lien vers un article que j'avais écrit au moment de la victorie de Syriza, je pense qu'il est encore d'actualité. Le combat continue

    https://neewram.wordpress.com/2015/06/30/7/

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    1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  12. Le OXI grec est un cri. Il est le cri d'un peuple qui souffre et demande grâce. Mais ses tortionnaires, sûrs de leur bon droit, se surveillant l'un l'autre, auraient honte de céder. Ils n'oseront pas. Ils vont continuer à torturer leur victime. Et, pour se justifier, à lui jeter à la tête ses impardonnables turpitudes.

    Dans notre monde de brutes, le fort frappe le faible, la meute isole et élimine l'esseulé.

    La France aurait pu, aurait dû, comprendre cela, s'y opposer. Elle n'en a pas le cran. Honte sur elle ! Le cri de la Grèce risque fort de ne rien changer à rien.

    Ils vont continuer à faire leurs comptes d'apothicaires, à exiger réformes contre argent frais, à sacrifier une population sur l'autel d'une monnaie.

    "Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."

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  13. Bah...en France il n'y a plus de débats politiques. Ce sont les débats partisans qui occupent le terrain. Ca ne sert rigoureusement à rien sauf à faire réélire à chaque élection présidentielle le leader de celui qui a été battu la fois d'avant.

    En conséquence, le rôle des ministres, parlementaires et président, est réduit à celui de simples exécutants de décisions prises ailleurs - à la Commissions de Bruxelles - par des oligarques non élus, dont le chef de file JC.Juncker, viré du gouvernement luxembourgeois quand son appartenance au réseau GLADIO a été connue, a été aussitôt placé aux manettes de l'Europe. Placé par qui ... si ce n'est que le réseau GLADIO est un service d'espionnage américain. Il semble clair qu'en Europe, on ne s'affole pas pour si peu !

    Toutefois, l'imposture politique des 28 états européens est de laisser croire aux peuples que l'Etat existe toujours alors que les 4 attributs de souveraineté propres à l'existence même d'un Etat n'existent plus :

    - Battre monnaie
    - Décider de la paix et de la guerre
    - Faire les lois
    - Rendre la justice

    Je ne sais pas quelle sera l'issue du peuple grec. Mais je vois que nous assistons, impuissants, aux gesticulations de l'Eurogroupe. Pour l'instant.

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  14. Oui, mais non.

    Il y a une confusion sur la dette grecque.

    On mélange:

    -les dettes contractées par des emprunts sur les marchés, comme celles de l' Allemagne ou de la France,dont personne n'a jamais imaginé qu'elles seraient remboursées un jour, mais dont il faut payer totalement les intérêts si on veut pouvoir continuer à faire des emprunts à faible taux ;

    -et la dette grecque auprès des institutions qui sont venues à son secours ( FMI-BCE-UE) lorsque les marchés n'ont accepté de lui prêter qu'à des taux prohibitifs parce qu'ils ont jugé qu'elle serait incapable de rembourser ses intérêts, et cette dette auprès de la troïka (qui vient s'ajouter à ses dettes auprès des marchés) doit être remboursée sous peine de voir s'arrêter cette aide qui n'a rien d'obligatoire.

    À cet égard, le référendum grec n'a rien changé:

    -les Grecs ont refusé les conditions posées par la troïka pour continuer son sauvetage : c'est leur droit;

    -dans ces conditions, la troïka, et, tout particulièrement, les autres Etats de l' UE peuvent mettre fin aux mesures de sauvetage : c'est également leur droit.

    Le référendum grec avait le droit de refuser les conditions mises par la troïka pour continuer à lui apporter son aide, mais il n'avait pas le droit d'imposer aux autres Etats l'obligation de continuer à sauver la Grèce.

    On peut même dire que si l' Allemagne continuait à participer au plan de sauvetage de la Grèce, ce serait en allant à l'encontre de l'opinion de la grande majorité des Allemands...et que ce serait donc un acte parfaitement antidémocratique !

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    1. cette analyse serait pertinente, si on fait totalement fit des manoeuvre délibérée, de transfuge du monde banquaire détenant nombre de poste clefs (souvent non-élu) au sein des institution européenne, pour imposer des loi non votées sur les moyens des états pour se financer comme l'obligation de passer par un opérateur privé et non par la banque nationnale pour s'approvisionner en liquidité, en d'autre terme privé les états de leur souveraineté monétaire. les causes profonde de la crise grec (ainsi que des autres états européens) étant la supèrcherie Européenne, un immense jeu de dupe ou tout les peuple se sont fait excusez moi du terme mais littérallement niquer jusqu'à l'os, il est parfaitement légitime de la part des grec d'éxiger réparation, et il serait bien temps que nous autres nous réveillons aussi, et appliquions un bottage de cul en régle aux dettes étatiques actuelles en une anulations décidé unilatéralement ( droit souverain des états reconnu dans la convention de genève) d'autant que les perdant dans ce genre de manoeuvre seraient... les banques, qui par lobbying et infiltration (limite frauduleuse) des institution européenne sont à l'origine de toute cette merde. exigeons le retour de la souveraineté monétaire des états européen foutons dehors cette europe "économique " et construisons notre europe sociale, rincée de ces lobby reconnu comme "conseiller éclairés" quand il ne sont que des VRP de leur boutique, des marchand d'aspirateur le pied bloquant la porte alors qu'on l'invite à dégager.

      pour conclure l'europe actuelle est une dictature à éliminer, une féodalité conduite par l'aristocratie banquaire et industrielle, décoré d'un parlement pseudo-démocratique dépourvu de toute capacité décisionnel. qui veut de cette europe là? pas moi en tout cas. à mort l'europe et vive les européens

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